Situé à moins de 3h de bus de Bangkok, le Khao Yai National Park est un très beau coin de nature : animaux sauvages, forêts tropicales, chutes d’eau, randonnées, fraîcheur, etc. L’idéal pour se ressourcer un peu après l’agitation et la chaleur du sud !
Nous avons passé 4 jours dans une hébergement situé vers l’entrée du parc (pas vraiment top-top, mais pour le prix on peut pas dire grand-chose). A notre arrivée comme à notre départ, il pleuvait des cordes, mais durant les 3 jours passés dans le parc, nous n’avons pas eu une seule goutte, quelle aubaine..!
Comme il est plutôt déconseillé de s’aventurer seul dans une nature si sauvage, nous avons directement pris part à un tour organisé sur un jour et demi, avec transport, guide, repas, etc. C’est la meilleure manière pour pouvoir avoir une chance de voir des animaux sauvages, et notamment les fameux gibbons, sans se perdre. Nous étions un groupe de 11, dont 3 couples francophones et tout une famille hollandaise qui a eu la bonne idée d’emmener leur petite fille de 2 ans. Ce n’était pas l’idéal, car transportée dans le dos de ses parents, la progression dans les arbres et les buissons de la jungle était plutôt délicate. En bref, elle a pleuré à de très nombreuses reprises, faisant à peu près à coup sûr fuir les gibbons, pourtant perchés à 30 mètres en dessus de nos têtes dans les arbres.
Déterminé, notre guide Tommy nous a tout de même ouvert le chemin à coup de machettes pendant près de 3h dans la jungle jusqu’à ce que nous puissions enfin apercevoir 3 spécimens, et les suivre pendant un vingtaine de minutes. Le spectacle est vraiment impressionnant, ils se déplacent avec une telle agilité et à une hauteur vertigineuse. Le cri du gibbon, semblable à celui d’un oiseau, est vraiment typique, et s’entend au loin à travers la jungle, permettant de le localiser plus facilement.
Le trek dans la jungle permet également de se rendre compte à quel point on est rapidement désorienté dans un tel milieu… autant dire qu’on perd le nord en moins de temps qu’il faut pour le dire. Autre constat, les guêtres fournies au début du trek sont absolument nécessaires pour se protéger la moindre des sangsues… ces bêtes pourtant toutes petites sont relativement voraces et peuvent vous grimper en quelques minutes jusque dans le dos et vous mordre sans crier gare… Malgré un œil attentif et de nombreux checks, Christelle et Julien on chacun eu droit à leur petite piqûre (même une double pour Chris).
Après le trek, c’est l’heure du repas et d’un petit moment de détente près d’une toujours sympathique chute d’eau, également rendue célèbre par le film The Beach. Sur le chemin du retour, un bon gros python qui trainait sur la route à fuit dans un arbre voisin… impressionnant ! En fait, comme le disent les guides, la route est un des meilleurs endroits pour voir des animaux sauvages : scorpions, singes, serpents, oiseaux, visiblement les animaux aiment la distraction que peut amener la circulation et le passage des véhicules… mis à part le gibbon, bien entendu !
Pour le deuxième jour, le programme est simple : bat, bat, bat. Les chauves-souris, si elles sont plutôt petites par rapport à leurs consœurs australiennes, sont ici en nombre. Nous nous rendons dans une grotte où elle passe la journée, ce qui nous permet surtout de nous rendre compte de l’odeur infâme que peuvent dégager des dizaines de milliers de spécimens concentrés au même endroit. Le vrai spectacle est en réalité à l’extérieur de la grotte, à la tombée de la nuit, lorsque ces milliers de bats s’envolent pour aller chasser jusqu’au crépuscule… Elles forment un ruban noir interminable, qui danse et se tortille dans le ciel, s’éloignant dans les prés et forêts au loin; le spectacle dure pendant plus de 45 minutes, avec un bruit discret d’essaim… une fois encore, c’est un spectacle nouveau et impressionnant.
Le 3ème jour, l’âme aventureuse, nous décidons de faire une petite rando “en duo”, sans guide. Bon ok, le premier parcours que nous avions retenu est tout de même un peu trop dangereux selon les rangers du parc, car il y a des tigres. Par contre un petit sentier sympathique de 4 km de long et balisé est tout à fait à notre porté, alors ni une ni deux, on achète nos propres guêtres et une boussoles (indispensable pour ne pas tourner en rond pendant des heures), et nous munissons de la meilleures carte possible…. un dépliant touristique, en anglais, c’est déjà ça, même si on est encore loin des bonnes vieilles carte 1/25’000 de chez nous ! Après avoir trouvé et taillé pour chacun un bon bâton de marche (en bambou pour Julien!) à l’aide e l’incontournable couteau suisse, nous prenons le départ. Au terme de 4h de marche (merci de ne pas calculer la vitesse moyenne, on s’est arrêté pour pic-niquer et faire 412 photos!), nous rejoignons comme prévu et sans encombre la route qui traverse le parc. Il nous reste encore un peu d’auto-stop à faire, et 45 minutes plus tard, nous voilà à l’auberge. C’était vraiment une balade intéressante et même palpitante par endroits, surtout lors de la traversée de la rivière… sans pont, enfin presque, il y avait un arbre couché en travers prévu pour cela.









